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Monday, May 10, 2010

ABANDON DE L’EXCISION : M’Bagne prend le parti des femmes

May 4, 2010
By Sahara Media Agency

Les populations de Garlol Niabina et partant de tout le département de M’Bagne comptent indiquer la voie en faisant la première déclaration sous régionale d’abandon de l’excision, des mariages précoces et forcés. Ainsi, une cérémonie de déclaration solennelle et  publique d’abandon de l’excision et de la détermination des communautés à mettre un terme à cette pratique qui atteint la dignité des jeunes filles se déroulera, le 25 mai prochain à M’Bagne.

Les 30 communautés bénéficiaires issues de la région du Brakna, les villages adoptés ainsi que des délégations venant du Mali, de la Gambie, de la Guinée conakry, de Bissau et du Sénégal  prendront part à cette cérémonie, une première en Mauritanie. La décision de ces communautés vise à contribuer au mouvement national en faveur de la défense des droits humains, et à la promotion de la santé de la femme.
Une initiative encouragée par les autorités gouvernementales et  l’ONG Tostan. Le rêve est permis de voir la Mauritanie arriver à l’abandon total  de l’excision comme voulu dans le plan d’action 2010-2015.

Par le biais de cette déclaration, les communautés prendront la ferme volonté de tourner définitivement le dos à l’excision en déposant les couteaux et les lames. La déclaration participe au «renforcement du mouvement national pour la promotion des droits humains en Mauritanie, en Afrique et partout dans le monde, la convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, et contribue à l’atteinte des Objectifs du millénaire.»

En prélude à l'évènement, l'ONG  Tostan a organisé  une rencontre villageoise ayant regroupé  à Garlol les facilitateurs et les superviseurs de la trentaine de communautés du Brakna, bénéficiaires du projet « Education des droits humains et promotion de l’abandon des pratiques néfastes telles que l’excision ». Ledit projet a été mis en œuvre, depuis trois ans, par Tostan, en partenariat avec l’UNICEF et le Ministère des affaires sociales, de la famille et de l’enfance au sein de trois zones d’intervention (Bababé-M’Bagne ; Boghé-Dar El Barka et Aleg-Magta Lahjar). Le choix de la commune de Garlol pour abriter ce forum inter villageois s’explique, selon Tostan, par « le dynamisme de ses habitants qui ont œuvré  à la promotion de l’abandon des pratiques néfastes telles que l’excision et les mariages précoces ».

Selon TOSTAN, "cette déclaration est le résultat de plusieurs années d'efforts continus dans la région du Brakna et représente aussi une étape importante de son travail" dans cette partie du Mauritanie où on note des « retombées positives dans le changement des comportements, de droits humains et de règlement de conflits ».

Le Sénégal veut être le premier pays à abandonner l’excision d’ici 2015 (ONG)

May 9, 2010
By Agence de Presse Senegalaise

Tambacounda, 9 mai (APS) - Le Sénégal veut être le premier pays à abandonner l’excision d’ici 2015, avec l’appui de l’UNICEF, a indiqué Thierno Diallo, coordonnateur régional de l’ONG TOSTAN.

‘’C’est un combat du gouvernement, appuyé en cela par l’UNICEF dans la protection des droits de l’enfant, pour que d’ici à 2015 le Sénégal soit le premier pays à abandonner l’excision’’, a dit M. Diallo lors d’un atelier de partage sur un nouveau programme de l’ONG TOSTAN dans la communauté rurale de Gabou.
Il s’agissait d’expliquer aux leaders d’opinion religieux, politiques et coutumiers, le contenu du Programme de renforcement des capacités des communautés initié par l’organisation, et dans lequel la lutte contre l’excision et les ‘’mariages précoces et/ou forcés’’ figurent en bonne place.
Le programme est prévu pour 30 mois avec différents volets sensibilisation, droits humains, hygiène, santé, alphabétisation et gestion des microprojets. Il intègre l’usage du téléphone portable, afin de permettre aux bénéficiaires d’envoyer des messages dans leur propre langue ‘’jusqu’au niveau de la diaspora’’, a expliqué Thierno Diallo.
‘’Former les populations à être responsables de leur développement afin de se développer à la base’’ est l’objectif de cette ONG, d’après son coordonnateur régional.
Etaient présents à cette rencontre présidée, samedi, par le sous-préfet de Moudéry, Souleymane Ly, des leaders religieux et chefs de villages de Gabou. Les autorités sanitaires, éducatives et coutumières étaient également représentées aux côtés des élus locaux.
‘’Ensemble, nous allons sensibiliser pour que les gens soient au courant de l’évolution de notre planète. Aujourd’hui, l’excision est une tradition qui remonte à plus de 2000 ans comme d’autres traditions qui ont été ici et qui ont disparu’’, a ajouté M. Diallo.
Plusieurs actions ont été menées dans le cadre de ce ‘’combat’’, a-t-il dit, relevant que l’imam de Médina Baye Cheikh Assane Cissé est un ‘’pionnier dans ce combat’’. Il s’y ajoute, a-t-il dit, le professeur Mohamed Ibrahim Diop, secrétaire général de la Ligue des Oulémas du Sénégal et du Maroc.
Pour transmettre son message, l’ONG TOSTAN présente au Sénégal depuis les années 1970, a ‘’choisi les zones les plus reculées’’, y compris ‘’jusque dans le Sadatou, vers la frontière avec le Mali’’, a poursuivi M. Diallo. ‘’On a senti, a-t-il noté, la nécessité de sensibiliser ces populations-là qui sont coupées du reste du monde’’.
Selon lui, le nom TOSTAN (éclosion, en wolof) a été donné par le professeur Cheikh Anta Diop qui défendait l’idée selon laquelle les pays africains ne pourront se développer que lorsque les populations apprendront à écrire leur propre langue. D’où la décision de l’ONG d’inclure dans son action l’alphabétisation, en plus de la sensibilisation sur les droits des enfants et de la femme et la vaccination.
‘’Les leaders traditionnels ont leur point de vue’’ sur la question, a dit le sous-préfet Souleymane Ly. Selon lui, ‘’certains restent conservateurs’’ et sont ‘’campés sur leur position (pensant) que nos valeurs traditionnelles et coutumières sont des valeurs sûres qu’il ne faut jamais abandonner’’. En revanche, ‘’d’autres, a-t-il poursuivi, ont tendance à évoluer avec le monde’’.
Face à cette situation, ‘’la loi est la loi. Nul ne sera au dessus de la loi et elle sera applicable à tout moment, en tout endroit et en tout instant’’, a-t-il assuré.
Il a relevé que cette rencontre a peut-être amené les populations à comprendre ce que dit la loi à propos de l’excision. ‘’Peut-être y aura-t-il toujours des réfractaires, mais on va continuer le travail, on ne s’arrêtera pas aujourd’hui, on va continuer à les sensibiliser ‘’, a-t-il promis.

Monday, February 22, 2010

Sister Fa dit no à l'excision

Trailer about the engagement of Sister Fa to sensibilise the population of Senegal for the dangerous consequences of the practice of female genital cutting.

 

Wednesday, January 13, 2010

Une fatwa contre l'excision

January 13, 2010

By RFI

Sous l’impulsion du Forum de la pensée islamique et du dialogue entre les cultures, en collaboration avec le ministère des Affaires sociales, une trentaine d’oulémas ont débattu du 11 au 12 janvier 2010 à Nouakchott du thème des mutilations génitales féminines. Très nuisible à la santé, l'excision est une pratique courante dans une vingtaine de pays africains, et notamment en Mauritanie.

A l’unanimité, ces leaders religieux ont décidé de lancer une fatwa, un décret religieux, contre la pratique de l’excision. Le docteur Cheikh ould Zein, secrétaire général du Forum de la pensée islamique, explique les raisons qui les ont conduits à cette décision :

« Les points essentiels sur lesquels il convient de s’interroger : est-ce que vraiment, il y a dans le Coran des textes très clairs qui demandent cette chose-là ? Ils n’existent pas. Cette pratique relève de la tradition plus que d’affaires religieuses. L’autre aspect du raisonnement, c’est que notre islam est contre tout acte qui a des répercussions sur la santé. De ce fait, aujourd’hui, les médecins de la Mauritanie sont unanimes : cette pratique là porte atteinte à la vie humaine. Elle n’est pas une obligation, elle est néfaste pour la santé. Il est très clair que notre islam est contre ».

Cheikh ould Zein est convaincu que cette fatwa sera d’un grand poids pour la lutte contre l’excision en Mauritanie. « C’était un grand pas en avant qui a été franchi aujourd’hui. L’excision féminine était un tabou. Dès aujourd’hui, des imams, des oulémas vont parler de cela dans leur mosquée et dans leur mahadra. Partout, tous les gens qui combattent pour la société doivent prendre cette fatwa là pour convaincre les autres et dire que l’excision féminine n’est plus acceptée en Mauritanie. Ce sont oulémas qui ont dit ça, ouvertement et sans équivoque ».

Pour l’érudit Baba ould Mata, accélérer l’abandon de l’excision nécessite aussi de faciliter la reconversion économique des femmes qui la pratiquent et touchent aujourd’hui 25 euros par opération.

Thursday, November 19, 2009

Non à l'excision :la France se mobilise contre les mutilations sexuelles féminines

February 2009. By TV5 Monde A series of videos in French produced by TV5Monde for the International day for the abandonment of FGC. To watch the video, go the the website of TV5Monde.